
1. Super Famicom Hardware
2.11/1990 by Nintendo
Super Mario World est le jeu Super Famicom le plus vendu sur le territoire japonais. Disponible dès le lancement de la machine (Novembre 1990) il en fût la vitrine la plus éclatante. Réunissant tout le savoir faire de Nintendo, ce jeu s’imposa instantanément comme la référence absolue du jeu de plateforme… Devançant le non moins absolu Super Mario Bros 3. Su per Mario World se présente donc comme la suite du dernier épisode Famicom. Il emprunte d’ailleurs beaucoup à ce dernier, mais tout y est plus fort : graphismes, son, gameplay, possibilités. 74 niveaux sont disponibles dans cette merveilleuse cartouche, et première claque, Mario se déplace sur une magnifique carte du monde. Loin du style rigide du Super Mario Bros 3, on a droit ici a un vrai monde cohérent qui forme un tout. Il vous faudra marcher de tableau en tableau pour découvrir petit à petit ce monde et les secrets qu’il renferme. Le but étant comme d'habitude de délivrer la princesse. Sur la carte, vous serez amenés à visiter des zones spécifiques : grottes, plateaux, lacs, forêts… Tout y est, c’est vraiment d’une grande réussite artistique. D’un ton pastel, les couleurs du jeu sont tout bonnement merveilleuses. Jamais un Mario n’avait été aussi beau, jamais un Mario n’avait proposé des niveaux aussi variés : les zones sont vastes (mais pas de trop) et remplies de secrets ! Il existe ainsi des tableaux qui proposent des sorties différentes (ces tableaux sont représentés en rouge sur la carte) : il faudra fouiller un peu partout pour trouver la sortie cachée ! Du grand art épaulé par un level design magistral. Personnellement je considère qu’il s’agit des meilleurs tableaux qu’il est possible de trouver dans un Super Mario Bros : plus étendus que dans Super Mario Bros 3, mais quand même moins longs que les immenses zones (parfois rébarbatives) d’un Yoshi’s Island. Comme Super Mario Bros sur Famicom, ce premier épisode Super Nes représente une sorte d’idéal.

C’est évidemment sur le gameplay que le jeu enfonce le clou. Un cran au dessus de tout ce qui s’était fait jusque là, Nintendo nous envoie sans préavis toute son expérience en la matière. Le jeu répond au doigt et à l’œil. Que dire sinon que c’est purement instinctif : le genre de jeu qui fait complètement oublier la mannette. Celui aussi qui fait faire au débutant des gestes mimant l’action qui se déroule à l’écran (vous avez connu ça n’est-ce pas : je soulève mes bras en même temps que Mario saute…). Comme dans Super Mario Bros 3, vous aurez droit à de nombreuses possibilités de jeu. La première nouveauté d’importance se trouve dans le vol. Exit la feuille, bonjour la plume. Mario endosse une cape de Super Héros et décolle tel Christopher Reeves dans son rôle le plus mythique. Il faudra toute fois prendre votre élan. Quel pied que de planer avec sa cape en ramassant de jolies pièces dorées ! Incontestablement voilà une des grosses réussites de ce jeu. Outre le vol, la cape vous permet aussi (comme le faisait la queue de raton) de tourner sur vous même pour déblayer le chemin quand vous êtes au sol.

Mais venons-en maintenant à l’autre grande nouveauté de ce Super Mario World : Mario chevauche ! Et oui cet épisode des aventures de notre plombier préféré voit la première apparition de Yoshi, le petit dino qui propose amicalement ses services. Yoshi peut avaler les ennemis, voler, cracher des boules de feu…etc. Plusieurs races de Yoshi vivent à « Dinosaur Land », chacune disposant d’une capacité propre : le Yoshi bleu vole avec n’importe quelle carapace avalée, le rouge crache du feu, le jaune atterrit avec fracas, et le vert (le yoshi « classique ») possède toutes les capacités (qui s’activent en fonction de la couleur de la carapace avalée). Inutile de vous dire que ces trouvailles enrichissent considérablement le fabuleux gameplay de ce jeu.

Les musiques ne sont pas en reste non plus. Koji Kondo fait une nouvelle fois des merveilles. Là encore, j’estime à titre personnel que ce sont les meilleures musiques que l’ont peut trouver sur un Mario. Les phases de jeu en extérieur sont un pur bonheur, et la musique des châteaux se passe de tout commentaire. Elle justifie à elle seule l’achat de ce jeu, et une pensée quotidienne pour Koji. C’est dire…

Le meilleur Mario ?
Mais alors une question se pose. Ce Mario est-il le meilleur opus 2D de la série ? Et bien oui. Ca n’engage que moi, mais ma réponse est sans détour. Je le trouve meilleur que Yoshi sur le long terme. Bien entendu, il n'a pas des boss aussi originaux, ni une réalisation technique qui puisse rivaliser. Cela dit, je pense que Super Mario World domine Yoshi’s Island dans pratiquement tous les autres domaines : la musique, avec des thèmes mythiques qui ne laissent aucune chance à Yoshi ; le gameplay : fait de pure plateforme en lien direct avec Super Mario Bros. Le jeu est ainsi plus sobre que Yoshi, qui tend vers le style du Super Mario Bros 2 européen et américain (avec des clefs à trouver et des portes pour finir des stages qui sont parfois très longs). La cohérence artistique est aussi plus homogène : c’est sûr, techniquement Yoshi enterre Mario World, mais ce dernier a quelque chose d'indémodable, et son univers de jeu est bien meilleur : donut’ ; choco island, foret des illusions, caverne... tout simplement magique. Bref, le meilleur jeu de plateforme 2D de tous les temps, la référence absolue du genre, et à titre personnel, le meilleur Mario tout court toutes générations confondues. Merci d’avoir lu ce test, et @ bientôt !